
Depuis toujours fasciné par la beauté des paysages qui m’entourent, j’ai trouvé dans la photographie un moyen d’en capturer l’essence. Si ma passion est ancienne, née en essayant de photographier une éclipse totale au cœur des grands espaces de Mongolie à l’âge de 11 ans, c’est il y a quelques années seulement que je m’y suis réellement consacré. Dans les montagnes du Massif central, où j’ai grandi, j’ai peu à peu appris à apprivoiser la lumière et le temps, en me passionnant pour le timelapse de paysages. Inspiré par ces horizons familiers, j’apprends à regarder autrement : à suivre le passage des nuages, la course du soleil, la lente respiration de la nature.
Mon attrait pour l’astrophotographie m’ont ensuite menés jusqu’en Islande, où j’ai passé plusieurs mois à chasser les aurores boréales et la lumière fuyante des couchés de soleil sur les champs de lave, guidé par la même quête : saisir la poésie de l’instant. C’est là bas que je me suis éloigné du timelapse pour me tourner vers la photo d’atmosphère, celle qui fige l’émotion d’un coucher de soleil, la danse d’une aurore boréale, la course de la Voie lactée, le regard furtif d’un animal sauvage ou le fracas d’un éclair…Aujourd’hui, c’est la photographie d’orage qui anime ma curiosité et m’apporte une dose d’adrénaline. D’abord spectateur des tempêtes depuis ma fenêtre, je me suis récemment lancé dans leur chasse, partant à la rencontre du ciel, là où les courants d’air sculptent des instants aussi puissants qu’éphémères.



