
Ayant grandi dans une famille de biologistes et de géologues, il manquait à ma compréhension du monde naturel un rouage majeur du système : le fonctionnement de l’atmosphère.
J’ai donc décidé à 15 ans que je voulais en savoir plus sur la météorologie, cette science si méconnue et si peu enseignée. Et où apprenait-on un peu de météo ? À l’École Nationale de la Météo de Toulouse, que j’ai intégré en 1991 en tant qu’élève ingénieur et qui destinait à une carrière au sein de Météo France.
Attirée par l’opérationnel, le terrain, avec le sens du service public et le besoin (humain, orgueilleux ou naïf peut-être) d’être utile, j’ai commencé à travailler en tant que prévisionniste/vulgarisatrice au service média à Paris, puis j’ai été prévisionniste Cyclones à l’île de La Réunion de 2000 à 2010, avant de poser mes valises à Lyon en tant que cheffe prévisionniste régional, poste que j’occupe encore aujourd’hui, et dont la fonction la plus connue est la gestion opérationnelle de la Vigilance pour la région Auvergne-Rhône-Alpes. Sur ce système d’alerte et de prévision basée sur les impacts qu’est la Vigilance, j’ai participé en tant qu’intervenante à la demande de l’OMM, Organisation Mondiale de la Météorologie, à des sessions de formation en Amérique latine et en Corée du Sud.
